Traverser la peur

Identifier malaise et blocage en demeurant à l’intérieur.
Ne pas se laisser emporter par le mouvement qui pousse à chercher des solutions.
Ressentir pleinement le désarroi, la crainte, l’enfermement, l’obscurité, la fixité et l’absence d’espoir.
Quand des larmes émergent, les accueillir, les laisser s’écouler, pleurer en conscience.
Ressentir pleinement la peine, le chagrin, la défaite peut-être, le découragement s’il se présente.
Laisser la conscience être pleinement consciente de la peur à l’oeuvre en nous.
Alors seulement ouvrir plus grand, aller chercher la lumière soit dans le coeur, soit sur les plans plus subtils de notre être.
Ressentir ce qui est juste, là, pour nous, le coeur ou les plans plus subtils.
Si dans le coeur, souhaiter « la conscience ordinaire s’ancre dans le coeur et s’unit à la conscience primordiale » (la source de lumière et d’amour).
Poser l’intention d’aller au plus profond de nous, de notre coeur, dans la pleine lumière.
Si sur les plans plus subtils, ouvrir la conscience et la déployer autour de nous, le plus loin possible.
Aller jusqu’à la lumière la plus intense que nous puissions atteindre.
Et alors, au plus profond du coeur ou sur les plans de conscience plus subtils, demander à ce niveau de conscience d’agir en nous et de guérir notre être.
Rester conscient de ce que se joue, sans l’influencer.
Laisser la conscience subtile agir d’elle-même (1). Elle sait mieux que nous.
Accueillir ce qui se manifeste alors, comme un enveloppement de la peur par l’amour, par la lumière, par la sagesse.
Laisser faire. Connaitre. Et laisser faire encore.
La peur devient calme.
Le désarroi devient lumière.
La crainte devient espoir.
L’enfermement devient ouverture.
L’obscurité devient espace.
La fixité devient mouvement.
L’absence d’espoir devient possibles.
La peine et le chagrin deviennent lâcher-prise.
La défaite devient « sans conceptualisation ».
Le découragement devient instant présent.
Alors dans le moment présent, sans conceptualisation, en laissant les choses être, les possibles se révèlent et remplissent l’espace, ouvrant de nouvelles perspectives, réenchantant notre coeur, dans une lumière éblouissante et une paix sans limite.

Accueillir la peur pour la traverser
Poser la conscience à l’intérieur.
La conscience dépose le médicament.
La peur se dissout.

Bonne pratique.

Christelle Hauteville-Chadorla

Nota Bene : si vous n’arrivez pas à vous poser dans la peur, pratiquez la méditation du Calme intérieur aussi longtemps que nécessaire, avec persévérance, entre 5mn et 1h par jour selon vos possibilités, en privilégiant la régularité. Mieux vaut méditer sur des temps mais quotidiens que des temps longs de façon sporadique (voir ma page Youtube Méditation & Karma Christelle Hauteville-Chadorla).


(1) Dans cette pratique, laisser la conscience ordinaire être au service de la conscience subtile. Laisser la conscience ordinaire être le patient confiant et la conscience subtile être le médecin sachant.
La conscience subtile n’est pas là pour obéir aux désirs et injonctions de la conscience ordinaire, comme elle n’est pas là pour trouver des solutions aux peurs de la conscience ordinaire.
La conscience ordinaire se met au service de la conscience subtile, pour lui donner un moyen d’action juste dans le monde.
La conscience ordinaire ne demande rien pour elle, hormis la guérison de ses souffrances.

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Christelle Hauteville Chadorla

Philosophe – Auteure –  Chroniqueuse

L’alliance de 2 belles cultures, française et bhoutanaise, unissant raison, spiritualité et sagesses bouddhistes, pour plus de lucidité et de conscience.

Egalement :
– Formatrice et thérapeute en Libération émotionnelle et karmique, dans une approche de psychologie, philosophie et méditations bouddhistes appliquées
– Fondatrice et gérante du centre bouddhiste Chadorla

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